Choisir son thérapeute

tête funambule Dans le dédale des propositions thérapeutiques, comment savoir si l’on va franchir la bonne porte ? Au-delà des titres et compétences annoncées, il s’agit d’une rencontre de personne à personne. La meilleure description ne dit encore rien du « psy » chez lequel on dépose une parcelle de sa vie.

Valeurs, expérience de vie, regard sur le monde et bien d’autres éléments indicibles (voire même la couleur des murs) font que cela « colle » ou « ne colle pas ». La première séance est souvent révélatrice, l’intuition parle.

Le « psy » doit permettre un confort relationnel, on doit se sentir en sécurité, oser se déposer. Il peut également répondre aux interrogations à propos de ses interventions et du processus thérapeutique.

Quelques distinctions professionnelles

Que cache-t-on derrière le mot « psy » utilisé communément ?
Les titres, diplômes, compétences et orientations foisonnent sur les cartes de visite … une soupe de mots qui pourrait devenir cause d’indigestion chez le néophyte. Entre les professions dont les compétences traitent le psychisme, voici une tentative de distinction.

– Le Psychologue : il s’agit d’une profession protégée ; les études portent sur la compréhension du psychisme humain en général. La psychologie se décline en diverses applications ; recevoir en entretiens cliniques est l’une des possibilités.

– L’activité du Conseiller Conjugal et Familial (profession protégée) traite la question relationnelle, affective et sexuelle. Ceux qui reçoivent en entretien (individuel, couple, famille) peuvent être considérés comme les cliniciens du lien.
Notons au passage que le titre est trompeur : le « CCF » ne se situe pas dans la sphère du conseil ou du prêt-à-porter ; à l’instar du psychothérapeute, il taille du « sur mesure ».
Ne confondons pas le rôle du CCF avec celui du Médiateur, dont la finalité consiste à favoriser la communication pour une meilleure conciliation en cas de séparation du couple. La fonction première est juridique et contribue à désengorger les tribunaux.

– Le Psychothérapeute (profession protégée depuis 2016) reçoit en entretien clinique dans l’idée d’atténuer ou mettre fin à une souffrance psychique, de comprendre un symptôme ou un fonctionnement, d’aider à l’élaboration d’un travail sur soi.

Psychologues, conseillers conjugaux et psychothérapeutes abordent le psychisme suivant différents angles : orientations humanistes, systémiques, psychanalytiques, cognito-comportementales, … chacun compose selon ses affinités.

– Le Psychanalyste est le fervent défenseur de la psychanalyse dans sa pratique clinique. Pas de diplôme pour l’obtention du titre mais une reconnaissance des confrères qui avalisent la pratique clinique.